Coupe Biathlon 2026
Coupe ASMA biathlon 2026
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Le contexte :
Décembre 2025, l’ASMA nationale nous annonce la 1ère coupe de biathlon à Megève ; Activité inédite et point de chute exceptionnel au chalet d’altitude de Rochebrune (accessible uniquement en téléphérique avant 16h30). Tout cela est largement suffisant pour tenter la constitution d’une équipe dans le 49.
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L’équipe
A la veille des fêtes de fin d’année, trouver 3 coéquipiers prêts à se lancer dans un week-end de folie à 760km de la maison n’est pas une partie gagnée d’avance. Pourtant, dans les 48h suivant le courriel diffusé aux personnels de l’EPL d’Angers le Fresne, un groupe répondant au cahier des charges (au moins une femme et au minimum un athlète de 35 ans ou plus) est constitué :
- Jenny, formatrice au CFPPA d’Angers
- Pascal, formateur au CFPPA d’Angers
- Michel, retraité du Fresne
- Jean, professeur au lycée du Fresne
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Le Biathlon
Cette discipline, née dans les années 60, sollicite l'endurance nécessaire au ski de fond et le calme et l'adresse nécessaires au tir à la carabine.
La maîtrise de ces deux disciplines pourtant antagonistes est le principe même du biathlon.
Dans l’équipe du 49, seul Michel avait une petite expérience du ski de fond. En ajoutant à cela la présence de deux objecteurs de conscience, nous sommes partis conscients du travail qu’il y aurait à faire pour assurer le plus dignement possible les épreuves qui nous attendaient.
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La mise en jambe
La matinée était dédiée à la découverte des disciplines et aux entraînements. Nous avons tous les quatre pris nos marques sur une neige fraîche extraordinaire et un superbe soleil.
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Les 4 épreuves
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Tir sur cibles allongé
Mise en condition avec, pour chaque membre de l’équipe, 5 tirs allongés posés et 5 tirs allongés portés. Il faut être vif et précis car le chronomètre tourne et c’est l’abattage des 40 cibles qui arrête la montre.
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Le relais en skis de fond
Un anneau constitué de montées et de descentes était à parcourir simultanément par les 9 équipes engagées. Les 4 membres se passaient le relais et effectuaient le parcours en pas alternatif (les skis sont dans ce cas équipés d’écailles pour empêcher le glissement vers l’arrière) ou en skating (c’est la position perpendiculaire à la pente des skis qui permet au skieur de ne pas glisser en arrière dans les montées).
Le skating est théoriquement une technique plus performante mais Jenny, qui avait opté pour des skis de fond traditionnels allait au moins aussi vite que ses coéquipiers.
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La mass start
Il s’agit là de la vraie épreuve de biathlon qui démarre par un départ groupé pour un parcours à skis suivi du tir de 5 cibles. Pour la coupe ASMA, chaque participant effectuait un premier parcours de ski + tir posé avant de passer le relais à l’un de ses 3 collègues. L’effectif permettait de reprendre son souffle avant de revivre le même processus avec, dans un second temps, un tir porté beaucoup plus délicat quand on est essoufflé. Chaque cible ratée engendrait un parcours circulaire de pénalité ; L’entraînement du matin au pas tournant s’est malheureusement révélé utile pour plusieurs d’entre-nous.
Pour corser l’affaire et limiter la perte de temps, il a fallu apprendre à se mettre en position de tir en gardant les skis aux pieds.
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Ski en tandem
La dernière épreuve faisait appel à des talents de coordination puisque il s’agissait de gagner une course sur des skis en tandem ; 2 fixations sur chaque planche facilitaient la solidarité des skieurs embarqués dans un même bateau.
A l’issue de ces 4 épreuves, nous avons été classés 8ème sur 9 équipes engagées. Les mauvaises langues nous reprocheront peut-être un piètre classement mais, à l’image de Michael Edwards le looser magnifique (Voir le film « Eddie the Eagle »), nous avons été vaillants. Et libre à elles de convoiter la place l’an prochain.
Et maintenant, place au printemps !